
La scène politique grenobloise est en ébullition suite à l’interruption brutale du concert de la DJ Barbara Butch, le samedi 18 juillet dernier. L’incident, marqué par des sifflets, des huées, des insultes et des jets de projectiles, a contraint l’artiste à écourter sa prestation après seulement vingt minutes. Des militants de La France insoumise (LFI) et des activistes propalestiniens sont pointés du doigt pour avoir orchestré ce chahut.
La section locale de LFI avait lancé un appel au boycott contre la DJ, lui reprochant son soutien à la loi Yadan, une proposition de loi controversée visant à lutter contre l’antisémitisme, et sa participation à un concert à l’ambassade de France à Tel-Aviv en juin 2025. Barbara Butch, figure des nuits parisiennes LGBTQ+, a déploré une « violence sans précédent » et a annoncé porter plainte contre LFI pour provocation à la haine et à la violence. Le parquet de Grenoble a également ouvert une enquête pour « délit d’entrave concertée aux libertés ».
La maire écologiste de Grenoble, Laurence Ruffin, qui avait pourtant bénéficié du soutien de LFI lors des dernières municipales, a vivement condamné ces méthodes. Elle a dénoncé des « faits de violence et d’intimidation » et a affirmé que de tels agissements étaient « inacceptables ». Allan Brunon, président du groupe d’opposition LFI au conseil municipal de Grenoble et instigateur du boycott, a nié toute violence, qualifiant la manifestation de « pacifique », malgré les témoignages et les vidéos qui montrent des jets de bouteilles en verre sur scène. Il a également annoncé porter plainte pour des menaces de mort et cyberharcèlement dont il serait victime.
Cet événement met en lumière les tensions croissantes au sein de la gauche et relance le débat sur la liberté d’expression et les accusations d’antisémitisme visant LFI. De nombreux responsables politiques, y compris au sein de la gauche, ont appelé à une condamnation claire de ces actes de la part de la direction nationale de LFI.






