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Cinq femmes accusant le prêtre slovène Marko Rupnik d'agressions sexuelles dénoncent l'opacité du Vatican, rallumant le débat sur la gestion des violences sexuelles au sein de l'Église.

Cinq femmes accusant le prêtre slovène Marko Rupnik d’agressions sexuelles dénoncent l’opacité du Vatican dans la procédure judiciaire. Leur avocate, Laura Sgro, a déposé plainte en avril 2024 et s’alarme du manque de transparence, un dossier qui remet en lumière la lutte contre les violences sexuelles au sein de l’Église catholique.

Marko Rupnik, 71 ans, théologien et mosaïste de renommée mondiale, est accusé de violences psychologiques et sexuelles sur au moins une vingtaine de femmes pendant près de 30 ans. Le Vatican avait initialement invoqué la prescription des faits en 2022, mais le pape François l’a levée l’année suivante pour permettre l’ouverture d’un procès canonique. Cependant, neuf mois après la nomination de cinq juges, l’avocate déplore n’avoir « aucune information, aucune, zéro ! ».

Malgré de multiples tentatives de contact, Me Sgro n’a reçu aucune réponse officielle, ni verbale ni écrite. Toutes les informations concernant l’affaire ont été obtenues par la presse. Le service de presse du Saint-Siège a démenti les rumeurs d’acquittement, affirmant que le dossier est « encore en cours d’examen ». Le Vatican justifie cette discrétion par le respect de la procédure et la volonté d’éviter de nuire aux personnes impliquées.

Ce dossier est un test majeur pour le pontificat de Léon XIV en matière de gestion des violences sexuelles. Les procédures canoniques actuelles sont critiquées pour laisser les victimes en marge, sans accès au dossier ni au suivi détaillé. « Si les victimes se sentent abandonnées et trahies, alors le système ne fonctionne pas », souligne Me Sgro, qui plaide pour une transparence absolue. La visite papale à Lourdes, où les œuvres de Rupnik ont été masquées, pourrait remettre le sujet au premier plan.