
Le Parti socialiste (PS) se trouve à un carrefour stratégique majeur en vue de l’élection présidentielle de 2027. Après des mois d’incertitude et des débats internes houleux, les militants socialistes sont appelés à se prononcer ce jeudi sur les modalités de désignation de leur candidat. Deux options s’affrontent : une primaire ouverte à l’ensemble des sympathisants ou une primaire fermée, réservée aux seuls adhérents du PS, de Place Publique (le mouvement de Raphaël Glucksmann) et d’autres micro-structures apparentées comme La Convention de Bernard Cazeneuve.
La question du mode de scrutin est cruciale et reflète des visions différentes de la stratégie à adopter pour la gauche. Olivier Faure, Premier secrétaire du PS, plaide pour une primaire la plus ouverte possible, y compris aux sympathisants, moyennant une participation symbolique de deux euros. Cette approche vise à créer un « élan populaire » et à rassembler au-delà du noyau militant pour une candidature « soutenue par une dynamique populaire ». Il s’agit de ne pas répéter l’échec d’Anne Hidalgo en 2022, qui avait obtenu un score très faible.
À l’inverse, l’option d’une primaire fermée est portée notamment par Boris Vallaud, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Ses partisans souhaitent un corps électoral plus restreint, afin de garder un meilleur contrôle sur le choix du candidat et d’éviter un éventuel « entrisme ». Cette option impliquerait que seuls les militants à jour de cotisation du PS et de ses alliés proches comme Place Publique et La Convention puissent voter. Les deux camps s’accordent néanmoins sur le principe d’une primaire de l’espace social-démocrate qui devrait se tenir en octobre prochain.
Le résultat de ce vote déterminera non seulement la méthode de désignation, mais aussi les chances du PS de retrouver une place prépondérante dans le paysage politique français. La décision aura un impact significatif sur la capacité du parti à rassembler la gauche non-mélenchoniste et à présenter un candidat crédible face aux autres forces politiques en 2027.






