
L’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) a officiellement confirmé le retour du phénomène climatique El Niño. Ce cycle naturel, prenant naissance dans le Pacifique tropical, est désormais bien établi et devrait s’intensifier dans les prochains mois, promettant des événements météorologiques extrêmes à l’échelle mondiale.
El Niño est un phénomène océanographique et atmosphérique caractérisé par un réchauffement anormal des eaux de surface de l’océan Pacifique équatorial. Il fait partie d’une oscillation climatique naturelle plus vaste, appelée El Niño-Oscillation Australe (ENSO), qui inclut également La Niña (phase froide) et des conditions neutres. Ce phénomène survient généralement tous les deux à sept ans et dure entre neuf et douze mois.
Les impacts d’El Niño sont considérables. Il peut provoquer des sécheresses intenses dans certaines régions, comme l’Australie, l’Indonésie ou l’Asie du Sud, tout en entraînant des précipitations excessives et des inondations en Amérique du Sud, en Afrique de l’Est et dans le sud des États-Unis. Le phénomène influe également sur les températures mondiales, contribuant à des années record de chaleur.
Historiquement, El Niño a déjà montré sa force, comme lors des épisodes de 1997-1998 et 2015-2016, qui comptent parmi les plus intenses du siècle. L’épisode 2023-2024 a été classé parmi les cinq plus puissants jamais enregistrés, provoquant des sécheresses généralisées, des inondations et d’autres catastrophes naturelles à travers le globe. Ses effets peuvent également perturber la production alimentaire mondiale et accroître l’insécurité alimentaire.
Les scientifiques surveillent de près l’évolution d’El Niño afin de fournir des prévisions saisonnières précises, permettant aux pays de se préparer et de limiter les dommages dans des secteurs clés tels que l’agriculture, les ressources en eau et la santé.






