gold-price-drop
L'or a perdu plus de 20 % de sa valeur depuis le début du conflit au Moyen-Orient, surprenant les marchés qui voyaient en lui une valeur refuge. Les investisseurs spéculatifs ont massivement cédé leurs actifs.

Contre toute attente, le conflit au Moyen-Orient n’a pas soutenu le cours de l’or. Après deux années de hausse fulgurante, l’once d’or a plongé de plus de 20 % depuis fin février, s’échangeant bien en deçà de son sommet historique atteint fin janvier. Ce repli surprend les marchés, d’autant que l’or est traditionnellement perçu comme une valeur refuge en période de crise géopolitique.

Le métal jaune avait pourtant connu une envolée spectaculaire, doublant son prix pour atteindre 2 082 dollars en mars 2024. Cette dynamique était principalement alimentée par les achats massifs des banques centrales, notamment en Asie et en Chine, ainsi que par un afflux d’investisseurs, souvent des particuliers, via des fonds indiciels (ETF). L’intérêt spéculatif avait atteint des sommets fin 2025 et début 2026, poussant les cours à des niveaux jamais vus.

Cependant, la donne a changé. L’or, qui avait franchi la barre des 5 595 dollars l’once fin janvier, est repassé sous les 4 000 dollars cette semaine, une première depuis novembre 2025. Cette chute brutale s’explique en grande partie par la décision des investisseurs spéculatifs de céder leurs actifs, affaiblissant la position de l’or comme investissement sûr face à l’incertitude mondiale. Les analystes soulignent que l’or, de par sa nature non modélisable et l’absence de cash-flows, est particulièrement sensible aux mouvements spéculatifs, rendant son évolution difficile à prévoir.