AI-doctor-homecare
Élisabeth Hubert, ex-présidente de la FNEHAD, souligne le rôle crucial de l'IA pour optimiser l'hospitalisation à domicile. Un bilan positif malgré des défis persistants.

Élisabeth Hubert, figure emblématique de la Fédération Nationale des Établissements d’Hospitalisation à Domicile (FNEHAD) qu’elle a présidée pendant près de vingt ans, s’apprête à passer le flambeau. À quelques jours de son départ, prévu le 19 juin, l’ancienne ministre de la Santé (1995-1997) dresse un bilan des avancées significatives de l’hospitalisation à domicile (HAD) en France. Sous son mandat, la HAD est devenue un pilier essentiel du système de soins français, répondant aux défis de la saturation hospitalière et du vieillissement démographique.

En 2005, lors de sa prise de fonction, le paysage de la HAD était bien différent. On comptait alors 123 établissements autorisés et environ 35 000 patients pris en charge sur l’ensemble du territoire, y compris les Outre-mer. L’impact financier pour l’Assurance maladie était alors minime. Aujourd’hui, la situation a évolué de manière spectaculaire, illustrant la croissance et la reconnaissance de cette modalité de soins.

Élisabeth Hubert met en lumière le rôle futur de l’intelligence artificielle dans ce domaine. Selon elle, l’IA représente une opportunité majeure pour « identifier les patients éligibles à l’hospitalisation à domicile ». Cette technologie pourrait ainsi optimiser les parcours de soins, en orientant plus efficacement les patients vers la HAD, contribuant à désengorger les hôpitaux et à offrir une prise en charge plus personnalisée et adaptée aux besoins de chacun. L’intégration de l’IA promet de transformer la manière dont les services de santé sont dispensés, en améliorant la précision des diagnostics et l’efficience des traitements à domicile.

Malgré ces progrès, des défis persistent, notamment au niveau administratif et des compétences du personnel. Les discussions autour de l’efficacité et de la qualité des services de HAD continuent de susciter des débats, soulignant la nécessité d’une amélioration continue et d’une adaptation aux attentes des patients et des professionnels de santé. Le départ d’Élisabeth Hubert marque la fin d’une ère, mais ouvre la voie à de nouvelles perspectives, notamment grâce aux innovations technologiques comme l’IA, pour une hospitalisation à domicile toujours plus performante et accessible.