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Les jeunes diplômés sont plus enclins à utiliser l'IA pour leurs investissements, malgré une méfiance générale. L'AMF souligne un clivage générationnel et une appétence au risque accrue.

L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) révèle dans son dernier baromètre l’usage croissant de l’intelligence artificielle dans les pratiques d’investissement des Français. Bien qu’une majorité reste méfiante, l’IA séduit particulièrement les jeunes générations. Fin 2025, seulement 11% des Français consultaient une IA avant un placement, préférant à 42% leur conseiller bancaire. Le nouveau baromètre de juin met en lumière un clivage générationnel marqué : 19% des moins de 35 ans utilisent l’IA pour leurs décisions financières, contre seulement 4% des plus de 55 ans.

L’étude de l’AMF indique également que l’utilisation de ces outils est directement corrélée au niveau d’études. Parmi les titulaires d’un diplôme supérieur à bac +2, 17% consultent l’IA pour leurs placements, contre seulement 5% des non-diplômés. Les profils les plus enclins à recourir aux conseils de l’IA affichent une appétence plus forte pour le risque et les produits volatils. Ainsi, 33% des investisseurs en crypto-actifs, 24% des investisseurs en crowdfunding et 19% des investisseurs boursiers consultent l’IA avant d’agir.

L’IA est principalement perçue comme un outil d’accompagnement. 54% des utilisateurs s’en servent pour approfondir des recherches et 41% croisent ses réponses avec les conseils bancaires. Seuls 5% se fient exclusivement aux recommandations de leur assistant conversationnel. Malgré l’engouement, une majorité de Français reste réticente. Deux sur trois craignent que l’IA puisse induire en erreur, une inquiétude partagée par 75% des 18-35 ans. L’AMF conclut que l’IA est un «outil d’accompagnement plutôt que de prise de décision», mais anticipe une forte croissance de ces usages dans les années à venir.