
L’action Accor a connu une chute significative de plus de 7 % le 19 mars dernier. Cette baisse a été déclenchée par la publication d’un rapport de Grizzly Research, un vendeur à découvert, accusant le groupe hôtelier de graves négligences. Selon ce rapport, Accor aurait permis, involontairement ou non, le trafic d’êtres humains, y compris d’enfants, via certaines de ses propriétés. Les allégations de Grizzly Research sont particulièrement troublantes. Leurs collaborateurs affirment avoir contacté des hôtels Accor en Russie, au Kazakhstan et en Ouzbékistan, se faisant passer pour des facilitateurs de transfert d’orphelins ukrainiens. Ils auraient, selon leurs dires, reçu des réponses positives de la part de certains établissements, ce qui constituerait un crime de guerre.
La direction d’Accor a réagi promptement en démentant fermement ces allégations et en lançant deux audits approfondis. Jarrod Castle, analyste chez UBS et suiveur du groupe, rapporte que lors de l’assemblée générale annuelle, Accor a communiqué les premières conclusions. L’audit interne aurait ainsi « conclu que l’analyse du vendeur à découvert a exagéré l’ampleur des problèmes observés ». De plus, il a été souligné qu’« seule une faible proportion d’hôtels a répondu sans rappeler explicitement les exigences » légales et éthiques du groupe. Malgré ces accusations sérieuses, les analystes d’UBS semblent maintenir leur confiance dans le groupe hôtelier, évaluant la situation avec prudence après les clarifications apportées par la direction d’Accor.






