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Sandrine Rousseau déclare qu'elle ne votera « jamais » pour Raphaël Glucksmann à la présidentielle, critiquant son bilan écologique et la stratégie des Écologistes.

La députée écologiste Sandrine Rousseau a clairement fait savoir, dans une interview accordée à Libération ce vendredi 29 mai, qu’elle ne voterait « jamais » pour Raphaël Glucksmann au premier tour de l’élection présidentielle. Cette déclaration intervient alors que l’hypothèse d’une primaire de la gauche recule, notamment en raison de l’indécision des socialistes.

Sandrine Rousseau exprime son désaccord avec la stratégie de son parti, déplorant que les Écologistes aient confié le destin de la primaire de la gauche aux socialistes. Selon elle, cette orientation risque de faire perdre aux Écologistes leur « âme ». Elle reproche également à Raphaël Glucksmann de n’avoir, en dix ans de vie politique, jamais porté de mesure écologique forte ou de s’être positionné sur une lutte écologique structurante.

La députée écologiste critique la ligne actuelle de son parti, estimant que les Écologistes ne devraient pas être de « supplétifs minoritaires de sociaux-libéraux ». Elle milite pour une écologie « antilibérale, redistributive et non productiviste » et réclame un débat interne au sein des Écologistes pour définir leur positionnement en vue de 2027. Sandrine Rousseau a déjà exprimé des critiques envers la direction de Marine Tondelier, dont elle est une opposante interne notable.

Pour Sandrine Rousseau, les Écologistes commettent une erreur stratégique en délaissant les Insoumis et en cherchant à donner des gages à l’aile droite du Parti Socialiste. En cas d’échec de la primaire, elle suggère que son parti devrait conditionner son soutien à un candidat à un « accord législatif solide » et à la capacité de créer une dynamique forte à gauche dès le premier tour, en vue de rassembler au second.