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Le G7 Numérique, sous l'égide de la France, met l'accent sur une vision partagée d'un numérique ouvert, démocratique et maîtrisé. Au programme : IA, protection des mineurs et cybersécurité, des enjeux cruciaux pour nos sociétés et nos économies.

Le G7 Numérique, sous la présidence française, place cette année le numérique au cœur de ses préoccupations. La ministre française de l’IA et du Numérique, Anne Le Hénanff, a souligné la volonté de partager une vision d’un numérique « ouvert, innovant, démocratique et maîtrisé », au service des citoyens et de l’intérêt général. La réunion, tenue à Paris, précède le sommet des chefs d’État du G7 à Évian les 7 et 8 juin.

Le numérique, autrefois considéré comme un sujet sectoriel, est désormais perçu comme un enjeu de souveraineté stratégique, structurant nos économies et transformant nos sociétés. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a même évoqué une dimension régalienne face à l’accélération technologique. Parmi les thèmes abordés figurent la protection des mineurs en ligne et la recherche d’une définition commune des risques liés à l’intelligence artificielle (IA). Des discussions avancées ont eu lieu sur la sécurité et la gouvernance de l’IA, ainsi que sur son innovation et sa diffusion dans l’économie, notamment auprès des TPE et PME.

La France espère parvenir à un consensus international sur la sécurité de l’IA, incluant la détection des contenus générés par l’IA et la limitation des risques de manipulation de l’information. La protection des mineurs est également une priorité, avec des échanges sur les approches réglementaires et les mesures que les plateformes devraient adopter. Des initiatives passées, comme la coalition contre le cyberharcèlement lancée en 2019, témoignent de l’engagement continu sur ces sujets. Le G7 travaille aussi sur la clarification des modèles d’IA open source pour favoriser la transparence et l’innovation, ainsi que sur la traçabilité des systèmes d’IA pour sécuriser la chaîne d’approvisionnement numérique.

Bien que les discussions progressent sur la plupart des sujets, la question de l’impact environnemental du numérique reste un point d’achoppement, notamment en raison des divergences avec certains partenaires, comme les États-Unis. La demande énergétique croissante des centres de données due aux avancées de l’IA soulève des inquiétudes quant à la consommation de ressources rares.