
La base militaire de Varces, abritant notamment le 7e bataillon de chasseurs alpins (BCA), a été récemment éprouvée par la perte de deux de ses soldats en opération. Ces événements tragiques ont suscité une vive émotion au sein de la commune, où de nombreuses familles sont directement liées à la caserne. Le major David, dont le rôle est d’accompagner les familles des militaires, a souligné l’ampleur de cette émotion lors de ces moments difficiles.
En mars dernier, l’adjudant-chef Arnaud Frion, membre du 7e BCA, a été tué au Kurdistan irakien lors d’une attaque de drone. Son décès a provoqué une onde de choc, non seulement à Varces mais aussi au niveau national, recevant un hommage du président de la République, Emmanuel Macron. C’était le premier soldat français tué dans la guerre au Moyen-Orient. Six autres soldats ont également été blessés durant cette attaque.
Quelques mois auparavant, en novembre, un autre drame a frappé le bataillon avec le décès du caporal Jimmy Gosselin. Engagé en Guyane française dans le cadre de l’opération Harpie, une mission de lutte contre l’orpaillage illégal, le caporal a perdu la vie en franchissant des eaux vives. Son corps a été retrouvé après 21 heures de recherches intenses. La ministre des Armées, Catherine Vautrin, a également exprimé sa profonde tristesse et a rendu hommage à son engagement exemplaire. Ce décès est survenu quelques mois après celui du sergent Maxence Roger, également en Guyane.
Ces pertes rappellent le quotidien des familles de militaires à Varces, vivant au rythme des engagements de leurs proches sur les théâtres d’opérations extérieurs. La salle d’attente dédiée aux familles au sein de la base, décrite comme un lieu d’échange et de soutien, devient malheureusement trop souvent un espace pour accueillir les familles endeuillées, soulignant la réalité des sacrifices consentis.






