
Les États-Unis ont mis en suspens leurs ventes d’armes à Taïwan, un dossier sensible dans les relations avec Pékin, en raison des besoins en munitions pour l’opération « Epic Fury » lancée contre l’Iran. C’est ce qu’a indiqué Hung Cao, ministre délégué par intérim à la Marine, lors d’une audition parlementaire.
Une acquisition bloquée de 14 milliards de dollars, destinée à Taïwan, est au cœur des interrogations. Hung Cao a affirmé que cette pause était nécessaire pour « nous assurer que nous avons les munitions dont nous avons besoin pour l’opération Epic Fury ». Il a précisé que les stocks étaient « suffisants » et que les ventes militaires à l’étranger reprendraient quand l’administration le jugerait opportun.
Fin 2025, Washington avait déjà approuvé une vente d’armes à Taïwan de 11,1 milliards de dollars, la deuxième depuis le retour de Donald Trump au pouvoir. Cependant, le président américain n’a pas encore validé les livraisons supplémentaires souhaitées par Taipei. Après sa visite à Pékin la semaine dernière, Donald Trump avait déclaré que la poursuite de ces ventes « dépendait de la Chine » et représentait « un très bon atout de négociation ».
La Chine considère Taïwan comme une province qui lui appartient et n’a jamais renoncé à une réunification, y compris par la force si nécessaire. De son côté, Washington est tenu par le « Taiwan Relations Act » de 1979 de fournir à Taïwan des armes défensives, à condition que l’île ne déclare pas son indépendance.
Donald Trump a récemment annoncé qu’il s’entretiendrait avec le dirigeant taïwanais Lai Ching-te, notamment au sujet des ventes d’armes. Une telle conversation marquerait une rupture avec des décennies de protocole diplomatique et a déjà été critiquée par Pékin.






