
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a réaffirmé mardi matin sur BFMTV sa conviction que « le trafic de drogue n’est pas une fatalité ». Interrogé sur la récente fusillade mortelle à Nice, qui a coûté la vie à deux personnes et fait six blessés, il a insisté sur les « gains significatifs » obtenus dans la lutte contre le narcotrafic. Selon le ministre, la violence observée pourrait être une « contrepartie de ces victoires » face aux réseaux de trafiquants.
Dans le quartier des Moulins à Nice, théâtre de la fusillade, Laurent Nuñez a salué le « travail remarquable » des forces de sécurité. Il s’est appuyé sur le bilan présenté lundi par le procureur Damien Martinelli, qui fait état d’une réduction drastique des points de deal, passant de douze à seulement deux. Cette situation engendre une « guerre de territoire autour de ces deux points de deal », a analysé le ministre. Les chiffres illustrent cette dynamique : 100 personnes ont été écrouées en 2025 à Nice pour des faits liés au narcotrafic, et déjà 50 depuis le début de l’année 2026.
Malgré ces avancées, Laurent Nuñez a tempéré son propos en reconnaissant que « la guerre est loin d’être gagnée ». Il a cependant maintenu que « le trafic recule, nous gagnons des batailles, nous obtenons des gains significatifs ». Il a également déploré que les règlements de compte soient « la contrepartie de ces victoires », traduisant une volonté des trafiquants de « reprendre ces points de deal ».
Lundi, trois individus – deux hommes et une femme – ont été mis en examen et placés en détention provisoire, soupçonnés d’implication dans la fusillade niçoise. Cette affaire met en lumière les « guerres de territoires » du narcobanditisme, qualifiées par le procureur de Marseille de « narchomicides, des faits de guerre territoriale en lien avec le trafic de stupéfiants ».








