Nantes-football-stadium-riot
Vahid Halilhodzic, l'entraîneur du FC Nantes, a été profondément ému par l'envahissement du terrain par les supporters lors du match contre Toulouse, interrompu par des incidents.

L’entraîneur du FC Nantes, Vahid Halilhodzic, a vécu une fin de carrière particulièrement difficile lors du match contre Toulouse, interrompu par l’invasion de la pelouse par des supporters. Très ému, l’entraîneur a tenté de calmer les esprits, rappelant son passé douloureux lors des guerres de Yougoslavie dans les années 1990.

Des centaines de membres de la Brigade Loire ont envahi la pelouse de la Beaujoire après la 20e minute de jeu pour protester contre la situation du club, qui est officiellement relégué en Ligue 2. Vahid Halilhodzic, natif de Jablanica en Bosnie-Herzégovine, a exprimé sa tristesse en conférence de presse, déclarant : « C’est une situation dramatique, c’est triste, le club ne mérite pas ça, un monde s’écroule sur moi ».

Face à l’agitation, l’entraîneur s’est dirigé vers les supporters, tentant de les dissuader de continuer leurs actions, notamment les lancers de fumigènes et l’occupation du terrain. Il a été aperçu en larmes dans les travées du stade, avant d’être évacué par la sécurité alors que la situation devenait chaotique. Des supporters lançaient des sièges, des fumigènes et des gobelets sur la pelouse, tandis que les CRS tentaient de rétablir le calme.

Dans ce contexte de désordre, Vahid Halilhodzic a lancé une phrase lourde de sens : « Moi, je connais la guerre, ça, ce n’est rien ». Cette déclaration fait référence au conflit qui a ravagé la Yougoslavie dans les années 1990 et dont il a été victime, ayant notamment perdu tous ses biens. Cet événement gâche ainsi les adieux de Vahid Halilhodzic, dont c’était le dernier match en tant qu’entraîneur à 74 ans. Son retour à Nantes, un club auquel il est très attaché, aura eu une fin des plus amères.