
Le navire de croisière MV Hondius, identifié comme un foyer de hantavirus, est arrivé dimanche matin au port de Granadilla de Abona, à Tenerife. Un important dispositif de **sécurité sanitaire** a été mis en place par les autorités espagnoles pour le débarquement d’une centaine de passagers et membres d’équipage. Des agents en combinaisons de protection et des bus aux sièges plastifiés témoignent de l’ampleur de l’opération.
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a confirmé six cas d’hantavirus sur huit cas suspects, dont trois décès. Le virus Andes, seul hantavirus capable de transmission interhumaine connue, a été identifié dans cet événement. Toutefois, l’OMS a insisté sur le fait que la situation n’est « pas comme le Covid » et que le risque pour la **santé publique** reste faible.
Le MV Hondius, parti d’Ushuaïa, en Argentine, le 1er avril, a connu une série d’événements tragiques en mer. Les premiers cas de hantavirus auraient été contractés par un couple néerlandais lors d’une excursion en Argentine avant même d’embarquer. La ministre espagnole de la Santé, Mónica García Gómez, a assuré que l’Espagne était « prête et préparée » pour l’arrivée du navire.
Tous les passagers à bord sont considérés comme des « **contacts à haut risque** » et feront l’objet d’une surveillance de 42 jours. Ils seront évacués vers l’aéroport dans des véhicules scellés et escortés, puis rapatriés vers leurs pays d’origine sans aucun contact avec la population locale. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est rendu sur place pour superviser les opérations, réitérant que le risque général est faible et que cette situation ne constitue pas une nouvelle pandémie.






