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La réforme du mode de scrutin à Paris a entraîné une perte de quinze sièges pour les arrondissements de l'ouest (15e, 16e, 17e) au Conseil de Paris, au profit des arrondissements de gauche (11e, 20e).

La réforme du mode de scrutin au Conseil de Paris, soutenue par les élus de Renaissance et Rachida Dati, visait à faciliter l’alternance. Cependant, elle a eu un impact significatif sur l’opposition, en particulier dans les arrondissements de l’ouest parisien. Les 15e, 16e et 17e arrondissements, traditionnellement ancrés à droite, ont vu leur représentation réduite de quinze sièges. En revanche, les 11e et 20e arrondissements, plutôt à gauche, ont gagné six sièges. Cette redistribution géographique des sièges met en lumière les conséquences inattendues d’une réforme qui semble avoir désavantagé la droite et le centre, à la fois arithmétiquement et géographiquement.

Le nouvel équilibre des forces est également dû à l’instauration d’une prime de 25 % des sièges pour la liste victorieuse au second tour. Sur un total de 163 sièges, 41 sont attribués à cette prime. Ainsi, la liste d’Emmanuel Grégoire a obtenu une majorité renforcée avec 103 sièges, soit les deux tiers, alors qu’elle représentait environ 50 % des voix. La liste de Rachida Dati, avec 41,5 % des voix, n’a obtenu que 51 sièges, soit 31 % du total. La liste Chikirou, malgré 8 % des voix, n’a recueilli que 5 % des sièges. Cette prime, bien que moins importante que dans d’autres communes où elle atteint 50 %, a un impact considérable sur la composition du Conseil de Paris, renforçant la mainmise de la majorité en place.