
La mission Artémis 2 de la Nasa a atteint son apogée avec un survol historique de la Lune, le premier avec des spationautes en 54 ans. Quatre jours après leur départ de Floride, les spationautes Christina Koch, Victor Glover, Reid Wiseman (Nasa) et Jeremy Hansen (Canada) se sont approchés de l’astre.
Cette mission est remarquable car elle marque la première fois qu’une femme, un homme noir et un non-Américain voyagent autour de la Lune. L’équipage d’Artémis 2 a également battu le record d’Apollo 13 en devenant les êtres humains les plus éloignés de la Terre, s’aventurant à plus de 406 000 km. La fusée lunaire a atteint une vitesse impressionnante de plus de 40 000 km/h lors de cette circumlunaire.
La période d’observation rapprochée de la Lune a duré environ sept heures, et a été retransmise en direct sur le site de la Nasa, YouTube, Amazon et Netflix. Malgré les avertissements de la Nasa concernant la qualité vidéo, des millions de personnes ont pu suivre cet événement exceptionnel, commenté par les spationautes et des experts depuis Houston.
Un moment particulièrement palpitant fut le passage derrière la face cachée de la Lune, entraînant une interruption des communications de 40 minutes avec la Terre. Un phénomène qui rappelle l’émotion vécue lors des missions Apollo. Derek Buzasi, professeur d’astronomie, a souligné le caractère à la fois « palpitant et un peu effrayant » de cet instant.
Contrairement aux missions Apollo qui s’étaient approchées à 110 kilomètres de la surface lunaire, l’équipage d’Artémis 2 est resté à environ 6 500 kilomètres du sol. Cet éloignement a offert une vue inédite du disque complet de l’astre, incluant la face cachée de la Lune. Les spationautes ont pu observer des régions jusqu’alors uniquement photographiées par des robots. Les observations détaillées de ces professionnels, formés pendant des années, sont précieuses pour les scientifiques afin de mieux comprendre la composition et l’histoire de la Lune et du système solaire.
L’équipage a également été témoin d’une éclipse solaire rare, où le Soleil a disparu pendant 53 minutes. Ce fut l’occasion d’étudier la couronne solaire et de rechercher des impacts de météorites. Enfin, ils ont tenté de recréer la célèbre photographie « lever de Terre » d’Apollo 8, un cliché qui a marqué l’humanité en révélant la beauté et la fragilité de notre planète.






