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Dominique de Villepin se positionne pour la présidentielle de 2027, déclarant le « macronisme mort ». Il se veut le gardien du gaullisme face à la montée des extrêmes et à la radicalisation politique en France, entre « menace identitaire » du RN et « risque communautaire » de LFI.

Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, esquisse son chemin vers la présidentielle de 2027, affirmant que le « macronisme est mort » et se voulant le garant du « gaullisme ». Invité du « Grand Jury RTL-Le Figaro-M6-Public Sénat » le dimanche 29 mars 2026, il a analysé les dynamiques politiques actuelles en France, soulignant une « colère et haine » grandissantes ainsi qu’un « rejet politique extrêmement puissant » au sein de l’opinion publique.

Selon lui, seuls le Rassemblement National (RN) et La France Insoumise (LFI) subsistent de manière dominante, signes d’une « radicalisation » prise en étau entre la « menace identitaire » du RN et le « risque communautaire » de LFI. L’ancien ministre des Affaires étrangères a exprimé sa préoccupation face à la montée des extrêmes, estimant que le Rassemblement National pourrait potentiellement remporter l’élection présidentielle de 2027.

Dominique de Villepin, qui a fondé son parti « La France humaniste » en juin 2025, se positionne comme un héritier du général de Gaulle et de Jacques Chirac. Il déplore un « déficit de crédibilité » des figures du bloc central face au RN, un déficit qu’il attribue au bilan du macronisme, selon lui « mort faute de bilan ». Sa démarche vise à rassembler au-delà des clivages traditionnels, en proposant une voie gaulliste axée sur le droit international et la souveraineté.

Malgré sa popularité, l’ancien Premier ministre, âgé de 72 ans, doit encore transformer sa visibilité en une véritable dynamique électorale et clarifier ses priorités pour 2027. Il s’est néanmoins montré confiant quant à l’obtention des 500 parrainages nécessaires pour sa candidature.