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Les tensions géopolitiques autour du détroit d'Ormuz, suite aux menaces américaines contre l'Iran, provoquent une grande incertitude sur le marché mondial du pétrole. Le détroit est crucial.

En cette fin février, le marché pétrolier est secoué par des tensions géopolitiques majeures. L’offre d’or noir dépasse la demande depuis des mois, entraînant une baisse des prix du baril. Cependant, le déploiement d’une armada navale et aérienne américaine près du golfe Arabo-Persique, menaçant l’Iran d’une intervention militaire, a créé des remous. Cette zone est cruciale pour le commerce mondial du pétrole et du gaz, avec d’immenses volumes transitant quotidiennement par le détroit d’Ormuz.

Historiquement, ce passage étroit entre l’Iran et Oman, voie principale d’exportation pour les producteurs du Golfe, n’a jamais été complètement fermé. Les États-Unis minimisaient initialement les craintes des opérateurs. Le secrétaire à l’énergie américain, Chris Wright, affirmait début février que « le monde est très bien approvisionné en pétrole à l’heure actuelle », offrant ainsi, selon lui, une marge de manœuvre au président Donald Trump sans craindre une flambée des prix.

Cependant, la situation a basculé le 28 février. Après les premiers bombardements américano-israéliens en Iran, la confusion règne. Des messages radio, dont l’origine reste floue, circulent parmi les navires près du détroit d’Ormuz, suggérant que le régime iranien pourrait bloquer le trafic. Ce goulet maritime, qui relie les monarchies pétrolières et gazières du Golfe à l’océan Indien, voit transiter quotidiennement environ 20 millions de barils de brut ou produits raffinés. Cela représente un cinquième de la production mondiale d’or noir, ainsi que des volumes considérables de gaz naturel liquéfié (GNL). Une fermeture aurait des conséquences économiques mondiales.