
Alors que Donald Trump évoque une issue proche au conflit en Iran, ses alliés au Moyen-Orient s’interrogent sur la précipitation d’une telle démarche. Israël et les monarchies du Golfe craignent une fin de guerre sans réelle résolution, soulignant les risques d’une situation moins stable qu’auparavant. Depuis le 23 mars, le président américain a fait état de contacts préliminaires avec Téhéran, malgré les déclarations hostiles du régime iranien. Il a affirmé que les « négociateurs iraniens » le « suppliaient de conclure un accord », tout en se montrant menaçant sur Truth Social : « Il vaudrait mieux qu’ils s’y mettent sérieusement et vite, avant qu’il ne soit trop tard, parce qu’alors il n’y aura PLUS DE RETOUR EN ARRIÈRE et ça ne sera pas joli à voir ! »
La Maison Blanche a transmis à Téhéran, par l’intermédiaire du Pakistan, une liste de 15 exigences pour mettre fin au conflit. Ces demandes incluent le démantèlement des capacités nucléaires iraniennes, l’arrêt de l’enrichissement d’uranium, la fin du financement des groupes régionaux alliés, et l’assurance que le détroit d’Ormuz reste ouvert à la navigation internationale. En retour, Washington propose une levée complète des sanctions et un soutien au programme nucléaire civil iranien. Bien que Trump se soit dit satisfait du dialogue pour reporter son ultimatum au 6 avril, l’alternative reste simple : la reddition aux diktats de Washington ou une escalade militaire.
Cependant, l’Iran a rejeté la proposition américaine, la qualifiant de « déraisonnable » et insistant sur ses propres conditions pour la paix. Parmi les exigences iraniennes figurent des garanties contre de futures attaques américano-israéliennes, des réparations pour les dommages subis, et le contrôle du détroit d’Ormuz. Le fossé entre les positions des deux parties demeure considérable, l’Iran affirmant que la fin de la guerre se produira « quand l’Iran décidera qu’elle doit se terminer, et non quand Trump envisage sa conclusion ».
Parallèlement, le Sénat américain a rejeté à plusieurs reprises les tentatives de limiter les pouvoirs de Trump dans le conflit iranien, malgré les préoccupations croissantes concernant le coût humain et économique de la guerre. Les alliés européens des États-Unis ont également exprimé leur scepticisme et ont appelé à une solution diplomatique. La tension reste palpable alors que les deux camps campent sur leurs positions, rendant toute résolution rapide incertaine et potentiellement risquée pour la stabilité régionale.






