
La 27e édition du traditionnel carnaval sauvage de la Plaine à Marseille se déroulera ce dimanche sous haute surveillance. La préfecture de police déléguée a annoncé vendredi une interdiction partielle de cette manifestation non déclarée mais encadrée par les autorités locales. Cette décision vise à prévenir les débordements observés lors des éditions précédentes.
Les autorités marseillaises interdisent systématiquement cet événement « indépendant » pour éviter les troubles à l’ordre public. L’an dernier, la fête avait rassemblé jusqu’à 13 000 participants sur la place Jean-Jaurès, incluant des familles mais aussi des groupes plus radicaux. Des dégradations importantes avaient eu lieu la veille, notamment des poubelles brûlées et un brasier allumé près des habitations, nécessitant l’intervention des marins-pompiers et causant de fortes nuisances pour les riverains.
Pour cette édition 2026, comme en 2025, la manifestation sera interdite à partir de 19 heures. La préfecture de police souligne que cet événement, non déclaré, a par le passé « provoqué de graves troubles à l’ordre public » et mis en danger les manifestants. Le communiqué précise également que la détention et le transport d’artifices ou d’objets pouvant servir d’armes, ainsi que la vente d’alcool sur la voie publique, seront proscrits tout le week-end.
Les autorités appellent au strict respect de ces mesures pour éviter tout débordement. Les participants devront quitter les lieux avant 19 heures, sous peine d’une amende de 4e classe. Les organisateurs s’exposent, quant à eux, à des sanctions bien plus lourdes : six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende, conformément à l’article 431-9 du Code pénal. Ce carnaval, souvent perçu comme éminemment politique, a longtemps été la cible des critiques de l’opposition locale.








