
Le 24 mars, l’armée israélienne a annoncé son intention de s’emparer d’une zone dans le sud du Liban, s’étendant de la frontière jusqu’au fleuve Litani, situé à une trentaine de kilomètres plus au nord. Cette initiative vise à créer une « zone de sécurité » pour Israël, marquant un durcissement significatif dans le conflit régional.
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a clairement indiqué que les forces israéliennes « manœuvrent à l’intérieur du territoire libanais pour s’emparer d’une ligne de défense avancée ». Il a également précisé que les cinq ponts sur le Litani, utilisés par le Hezbollah pour le passage de terroristes et d’armes, ont été détruits. L’armée israélienne prévoit de contrôler les ponts restants et l’espace de sécurité jusqu’au fleuve.
Cette annonce a été faite alors que les affrontements transfrontaliers se sont intensifiés, après que le Hezbollah a lancé des missiles sur le nord d’Israël. Les frappes israéliennes se sont étendues aux ponts, routes et habitations près de la frontière, dans le cadre d’une campagne visant à couper les voies d’approvisionnement du Hezbollah et à isoler ses positions dans le sud.
Israel Katz a également affirmé que les centaines de milliers de résidents du sud du Liban évacués vers le nord ne retourneront pas au sud du Litani tant que la sécurité des habitants du nord d’Israël ne sera pas assurée. Le groupe armé chiite, le Hezbollah, a réagi en déclarant qu’il se battrait pour empêcher toute occupation israélienne du sud du Liban, qualifiant une telle initiative de « menace existentielle » pour l’État libanais.
Cette escalade intervient dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient, avec des frappes aériennes continues et des attaques de représailles impliquant l’Iran et Israël. La communauté internationale, par la voix du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé à la retenue pour éviter une guerre « hors de contrôle » dans la région.







