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L'avocat chinois Xie Yang a été condamné à cinq ans de prison pour « incitation à la subversion », selon Human Rights Watch. Connu pour défendre des militants, il était sous surveillance pour des propos critiques envers le gouvernement.

L’avocat chinois Xie Yang, connu pour avoir défendu des militants chrétiens et prodémocratie, a été condamné à cinq ans de prison pour « incitation à la subversion ». L’information a été relayée par l’organisation américaine Human Rights Watch (HRW), qui suit de près la situation des droits humains en Chine. Âgé de 54 ans, Xie Yang était en détention depuis 2022 et faisait l’objet d’une surveillance étroite de la part des autorités.

Les autorités chinoises lui reprochaient des propos jugés critiques à l’égard du gouvernement et du Parti communiste au pouvoir. Selon HRW, le tribunal populaire intermédiaire de Changsha a prononcé sa condamnation le lundi 23 mars. Le jugement s’est appuyé sur plusieurs publications de l’avocat sur le réseau social chinois WeChat, bien que la teneur exacte des propos incriminés n’ait pas été précisée par son ex-épouse, Chen Guiqiu, via son compte X.

L’absence d’avocat de la défense lors de l’annonce du jugement a été notée, et Xie Yang a l’intention de faire appel de cette décision. Compte tenu du temps déjà passé en détention, il pourrait être libéré en janvier 2027, toujours selon les estimations de HRW.

L’acte d’accusation de 2022, consulté par l’Agence France-Presse, précisait que Xie Yang était « sous l’influence de forces hostiles à la Chine » et qu’il avait « l’intention de renverser le système politique ». Il lui était reproché d’avoir, via « ses comptes sur des réseaux sociaux nationaux et étrangers » et des « interviews accordées à des médias étrangers », tenu « des propos attaquant et dénigrant le pouvoir de l’État, le système socialiste et la direction du Parti communiste chinois ». Son procès s’était déroulé à huis clos en octobre 2025.

Maya Wang, directrice adjointe de HRW pour l’Asie, a fermement condamné cette affaire, affirmant qu’elle visait à « persécuter un avocat des droits humains courageux comme M. Xie » et à « intimider tous les avocats qui cherchent à protéger les droits des citoyens ». HRW a appelé le gouvernement chinois à « immédiatement annuler cette condamnation » et à libérer l’avocat « sans conditions ». Xie Yang avait déjà été détenu pendant près de deux ans après son arrestation en juillet 2015, lors d’une vague de répression contre des centaines de militants et de défenseurs des droits humains en Chine.