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L'Iran a tenté de frapper la base de Diego Garcia avec des missiles balistiques, démontrant une portée de 4000 km. Une menace «très relative» pour l'Europe, selon les experts.

La République islamique d’Iran a récemment tenté de frapper la base américano-britannique de Diego Garcia, située dans l’océan Indien, à 4000 kilomètres de son territoire. Bien que les deux missiles balistiques utilisés n’aient pas atteint leur cible, cet événement soulève des questions sur la portée des capacités militaires iraniennes et la menace qu’elles pourraient représenter pour l’Europe.

Selon plusieurs sources officielles, dont l’AFP et le Wall Street Journal, ces tirs démontrent que l’Iran possède la capacité de viser des cibles éloignées. Cependant, pour Étienne Marcuz, chercheur associé à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS) et spécialiste des armements stratégiques, cette menace reste « très relative » pour l’Europe. Il souligne que le Vieux Continent dispose de systèmes de défense conçus à cet effet, minimisant ainsi le risque direct.

En 2018, le Guide suprême Ali Khamenei avait limité la portée des missiles iraniens à environ 2000 kilomètres. Bien que ce moratoire ait été officiellement levé en octobre 2025, des incertitudes persistaient quant aux véritables capacités de la République islamique. Les tirs vers Diego Garcia, même s’ils furent un échec, prouvent une avancée technologique significative en termes de portée.

Malgré cette démonstration de force, les experts insistent sur le fait que la charge utile des missiles iraniens serait probablement moindre, limitant ainsi les dégâts potentiels en cas d’atteinte d’une cible. Cette analyse est cruciale pour évaluer la nature réelle de la menace et la stratégie de défense à adopter face à l’évolution des capacités iraniennes.