
À l’approche du second tour des élections municipales de 2026, le débat s’intensifie dans plusieurs grandes villes françaises. La sécurité est au cœur des préoccupations, notamment à Marseille où Benoît Payan (PS) et Franck Allisio (RN) se sont affrontés lors d’un débat télévisé. Martine Vassal (LR), candidate arrivée en troisième position, a également partagé sa vision pour une ville plus sûre et attractive. Elle propose un doublement des policiers municipaux et l’usage de l’intelligence artificielle pour renforcer la sécurité. Franck Allisio, pour sa part, estime que Marseille souffre d’un taux d’homicides alarmant et promet de faire de la police municipale la première de France s’il est élu.
À Nîmes, l’union des droites autour de Franck Proust (LR) tente de convaincre les électeurs pour contrer le Rassemblement national et le Parti communiste français. L’enjeu est de taille pour Les Républicains, qui cherchent à conserver cette ville importante. À Lille, la campagne est marquée par le soutien de Jean-Luc Mélenchon à Lahouaria Addouche (LFI), qui a créé la surprise au premier tour en arrivant en deuxième position. Le leader de La France insoumise a galvanisé un public nombreux, appelant à un choix idéologique fort pour l’avenir de la ville. Les discussions autour des alliances et des stratégies d’entre-deux-tours animent le paysage politique local, promettant un second tour riche en rebondissements.
Parallèlement, à Nice, la présidente départementale du MoDem, Andrée Alziari Nègre, a rallié Eric Ciotti, candidat de l’Union des droites pour la République et du Rassemblement national. Cette décision a entraîné une procédure d’exclusion de sa part par le MoDem, qui réaffirme son soutien à Christian Estrosi. Ces ralliements et revirements soulignent la complexité des alliances locales et la porosité croissante entre la droite et l’extrême droite. Enfin, à Mulhouse, une fusion entre deux listes du centre transforme une sexangulaire en quinquangulaire, espérant ainsi se placer en tête du scrutin. À Lyon, Jean-Michel Aulas (droite et centre) critique un « accord de la honte » entre son adversaire écologiste et La France Insoumise, illustrant les tensions pré-électorales.






