
La présence de l’équipe nationale masculine iranienne à la Coupe du Monde de football 2026 est remise en question en raison des tensions géopolitiques actuelles avec les États-Unis. Des affrontements ont éclaté le 28 février entre Israël, les États-Unis et la République islamique, entraînant des vagues de missiles et de drones. Dans ce contexte, l’Iran propose de délocaliser ses matchs du premier tour, initialement prévus aux États-Unis, vers le Mexique.
L’ambassade d’Iran au Mexique a annoncé cette option via un message sur X (anciennement Twitter) le lundi 16 mars. L’équipe iranienne doit affronter la Nouvelle-Zélande et la Belgique à Los Angeles, et l’Égypte à Seattle, avec un camp de base à Tucson, en Arizona. Cependant, Mehdi Taj, le président de la Fédération de football de la République islamique, a déclaré être en « négociation » avec la FIFA pour que ces rencontres se déroulent au Mexique, un autre pays coorganisateur de la compétition avec les États-Unis et le Canada.
Le dirigeant iranien a souligné que son équipe ne se rendrait « certainement pas aux États-Unis » car le président américain, Donald Trump, a affirmé ne pas pouvoir garantir la sécurité de la sélection. Abolfazl Pasandideh, l’ambassadeur d’Iran au Mexique, a également dénoncé le « manque de coopération du gouvernement américain » concernant la délivrance des visas et le soutien logistique. Il a, lui aussi, suggéré à la FIFA de déplacer les matchs de la Tim-e melli.
La semaine dernière, Donald Trump avait déclaré que les joueurs iraniens ne seraient pas en « sécurité » sur le territoire américain, malgré le fait qu’il les ait dit « bienvenus ». Gianni Infantino, président de la FIFA, avait pourtant assuré avoir reçu la promesse du locataire de la Maison Blanche d’accueillir l’équipe iranienne. Cette dernière avait d’ailleurs réagi sur Instagram, affirmant que « personne ne peut exclure l’équipe nationale d’Iran de la Coupe du monde ».






