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L'aviation israélienne a largué des milliers de tracts sur Beyrouth, provoquant la panique. Ces imprimés, en arabe, appellent les Libanais à désarmer le Hezbollah, bouclier de l'Iran.

L’aviation israélienne a largué des milliers de tracts sur Beyrouth, la capitale libanaise, créant un bruit assourdissant semblable à des explosions et provoquant une vague de panique parmi la population. Ces largages se sont produits après plusieurs jours de frappes israéliennes dans la région. Les correspondants de l’AFP ont rapporté avoir entendu des explosions à quatre reprises en quelques minutes, avant de voir les tracts se disperser dans le ciel. L’Agence nationale d’information libanaise (Ani) a confirmé que ces bruits étaient liés à l’aviation israélienne volant à très basse altitude et larguant des imprimés sur des zones telles que Verdun et Hamra, à l’ouest de Beyrouth.

Ces tracts, rédigés en arabe, exhortent les Libanais à « désarmer le Hezbollah, bouclier de l’Iran », insistant sur le fait que le « sort du Liban relève de (leur) décision et de personne d’autre ». Le texte mentionne également l’« unité 504 » du renseignement militaire israélien, affirmant qu’elle œuvre pour l’avenir du Liban et de son peuple. Cette tactique de largage de tracts, visant à inciter la population à soutenir les opérations israéliennes, a déjà été employée à Gaza et lors de précédents conflits au Liban.

L’armée libanaise a réagi en mettant en garde les citoyens contre des codes QR présents sur les tracts. Elle a précisé que ces codes renvoyaient vers des liens WhatsApp et Facebook permettant de communiquer avec l’unité 504 de l’armée israélienne, soupçonnée de recruter des agents. Le commandement de l’armée a alerté sur les risques sécuritaires et juridiques liés au scan de ces codes, évoquant la possibilité de piratage de téléphones portables et d’accès aux données personnelles. Cette opération s’inscrit dans une stratégie de guerre psychologique visant à influencer le moral et le comportement des populations civiles, comme cela a été observé lors de conflits antérieurs au Liban et à Gaza.