
Le nouveau guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a fait sa première déclaration publique ce jeudi, promettant de « venger le sang de ses martyrs » et insistant sur le maintien de la fermeture du détroit d’Ormuz. Cette position survient au treizième jour de la guerre qui oppose l’Iran, Israël et les États-Unis. Il a également appelé les pays de la région à fermer les bases américaines qu’ils hébergent.
Parallèlement, le président américain Donald Trump a affirmé que l’objectif principal était d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, reléguant au second plan les inquiétudes concernant la flambée des prix du pétrole. Le baril de Brent a d’ailleurs repassé le seuil des 100 dollars, malgré un déblocage massif des réserves stratégiques mondiales.
Sur le front militaire, l’armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes « de grande ampleur » à travers l’Iran, ciblant notamment un site de production d’armes nucléaires. En réponse, l’Iran a déclaré avoir visé des bases militaires israéliennes et des sites américains dans les Émirats arabes unis, en Irak et au Koweït.
Le Liban reste un théâtre majeur du conflit, avec Beyrouth touchée par de lourdes frappes israéliennes qui ont fait plusieurs morts. Le Hezbollah a coordonné sa plus vaste attaque contre Israël, tirant environ 200 roquettes et 20 drones. Emmanuel Macron a appelé Israël à « renoncer à une offensive terrestre » au Liban et le Hezbollah à cesser ses attaques.
Les conséquences humanitaires sont alarmantes : plus de 3 millions d’Iraniens et des centaines de milliers de Libanais ont été déplacés par les hostilités. La situation est également critique pour l’approvisionnement mondial en pétrole, le blocage du détroit d’Ormuz ayant entraîné la « plus importante perturbation » de l’histoire, selon l’Agence internationale de l’énergie.






