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Manifestation à Paris contre le sous-financement chronique des universités. Étudiants et syndicats dénoncent un manque de budget impactant l'enseignement et la recherche.

Des étudiants et membres de l’enseignement supérieur ont manifesté mardi à Paris, devant le ministère, pour dénoncer le « sous-financement chronique » des universités. Cette mobilisation, à l’appel d’une intersyndicale, met en lumière une situation tendue où le manque de budget impacte lourdement le personnel, l’enseignement et la recherche. Selon Nathalie Frayon du SNPTES-UNSA, la colère monte face à une problématique qui dure depuis plus de quinze ans.

Suzanne Nijdam, présidente de la FAGE, souligne que le financement par étudiant ne cesse de baisser, menaçant ainsi l’avenir de toute une génération. Cette mobilisation coïncide avec les Assises du financement des universités, lancées par le gouvernement pour établir un « diagnostic partagé » de la situation budgétaire. Cependant, les syndicats sont alarmés : ils estiment qu’il manque au moins 8 milliards d’euros pour répondre aux besoins de l’enseignement supérieur public.

Emmanuel de Lescure du Snesup-FSU alerte sur le fait que « 100 % des universités sont en déficit », dénonçant un « véritable plan social ». Ce déficit se manifeste par une baisse des places offertes sur Parcoursup et Mon Master, la suppression de filières et le gel de postes d’enseignants et d’enseignants-chercheurs. Le ministère de l’Enseignement supérieur reconnaît ces difficultés, mais met en avant une augmentation budgétaire pour 2026. Les crédits pour le ministère devraient augmenter de 350 millions d’euros par rapport à 2025, et ceux de la mission interministérielle recherche et enseignement supérieur de 725 millions d’euros, atteignant ainsi 31 milliards d’euros. Malgré ces annonces, la communauté éducative reste mobilisée, exigeant des solutions concrètes face à une crise jugée profonde et persistante.