charles-de-gaulle-aircraft-carrier
Le président Macron se rend sur le porte-avions Charles de Gaulle au large de la Crète, alors que le Moyen-Orient s'embrase avec les frappes Iran-Israël. Une crise aux répercussions mondiales.

Le président Emmanuel Macron se rendra cet après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, déployé au large de la Crète en Méditerranée orientale, face à l’escalade des tensions au Moyen-Orient. Ce déplacement à Chypre vise à « témoigner la solidarité de la France » avec l’île, touchée par des drones après l’offensive israélo-américaine contre l’Iran. La France cherche à renforcer la sécurité régionale et à protéger ses ressortissants et alliés.

La situation dans la région est particulièrement critique. L’Iran a lancé de nouvelles frappes contre Israël et ses alliés du Golfe, après l’élection de son nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei. Des explosions ont été signalées à Téhéran, Tel-Aviv, Doha, Koweït, Bahreïn, où des civils ont été blessés. L’armée israélienne a, de son côté, mené des frappes d’envergure contre les « infrastructures du régime terroriste iranien » à Téhéran, Ispahan et dans le sud de l’Iran.

Ces événements ont des répercussions mondiales, notamment sur les marchés pétroliers. Les cours du pétrole ont connu une flambée historique, avec le WTI et le Brent dépassant les 116 dollars le baril, ravivant les craintes d’un choc inflationniste. L’Union européenne a toutefois souligné qu’il n’y avait « pas de pénurie imminente » de pétrole en Europe, grâce aux stocks d’urgence des États membres. Le G7 doit d’ailleurs discuter d’un recours coordonné aux réserves stratégiques de pétrole.

La diplomatie française est active, comme l’a rappelé le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, affirmant que « c’est la France qui sauve l’honneur de l’Europe ». Emmanuel Macron s’est également entretenu avec Benyamin Netanyahou de la situation au Moyen-Orient et au Liban, alors que des opérations militaires israéliennes sont confirmées dans le sud du Liban. La France insiste sur la nécessité d’éviter une extension généralisée du conflit et de protéger le Liban.