
À l’approche des élections municipales de 2026, Gilles Simeoni, figure emblématique de la politique corse, se prépare à un retour remarqué dans son fief de Bastia. L’actuel président du Conseil exécutif de Corse, chef de file de la coalition autonomiste Femu a Corsica, y reçoit une cinquantaine de commerçants, discutant de sujets cruciaux pour l’avenir de la ville : le port, l’afflux de croisiéristes et le stationnement. Simeoni met en avant les progrès réalisés par la ville en une décennie.
Son parcours politique est marqué par une série de succès, notamment sa victoire aux municipales de 2014 à Bastia, qui a fait de la ville une forteresse nationaliste. Il a ensuite cédé son fauteuil de maire à Pierre Savelli en 2015 pour prendre la tête de la collectivité territoriale. Avocat de profession et ardent défenseur de l’autonomie de l’île, Gilles Simeoni, né en 1967, est président du conseil exécutif de la Collectivité de Corse depuis 2015.
Cependant, ce retour s’opère dans un contexte politique tendu. Simeoni, qui a mené des négociations pour un statut d’autonomie de la Corse, se retrouve attaqué sur sa droite, notamment par le Rassemblement National. Les critiques portent sur son alliance avec des indépendantistes plus radicaux et sur ses positions jugées pro-immigration. La dynamique nationaliste en Corse, bien que solide, est confrontée à des divisions internes et à l’usure du pouvoir, rendant la campagne particulièrement complexe pour l’autonomiste.
Le leader autonomiste a présenté sa liste « Bastia Inseme » le 18 février 2026, mettant en avant l’ouverture à la société civile et l’alliance avec Core in Fronte. Il s’est dit fier des réalisations depuis 2015, affirmant que l’engagement politique est une question de conviction et d’idéal. Les enjeux de cette élection dépassent le cadre bastiais, car Simeoni souhaite une ville où les citoyens sont heureux au sein d’une Corse autonome.






