
Le Liban a récemment tenté d’éviter l’escalade des tensions régionales, mais l’illusion fut de courte durée. Malgré les avertissements du premier ministre, Nawaf Salam, de ne pas céder à un « aventurisme extrêmement coûteux », le Hezbollah n’est pas resté inactif. Dans la nuit de dimanche à lundi, le groupe a lancé des roquettes et des drones contre le territoire israélien depuis le Liban. Des sources chypriotes, citées par Reuters, lui attribuent également un tir contre une base aérienne britannique située sur l’île.
La réaction israélienne a été immédiate et violente, entraînant un bilan d’au moins 31 morts. Des dizaines de frappes ont ciblé des « cibles du Hezbollah » dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud du Liban et la plaine de la Bekaa. Ces zones sont majoritairement peuplées de chiites, dont le Hezbollah monopolise la représentation au sein du système politique communautaire libanais.
Fondé dans les années 1980, le Hezbollah a émergé dans le contexte de la résistance à l’occupation israélienne. Cependant, au fil du temps, il est devenu une force dominante et controversée au Liban, souvent critiquée pour sa mainmise et son rôle dans la déstabilisation régionale. Cette déclaration d’illégalité par le gouvernement libanais marque un tournant significatif, même si les implications pratiques restent incertaines étant donné l’influence profonde du Hezbollah. Cette décision intervient dans un climat de forte polarisation et de débats passionnés au sein de la société libanaise, concernant l’autonomie et l’avenir du pays face aux ingérences étrangères et aux tensions régionales incessantes.






