
Lors de sa quatrième visite en Ukraine, l’ancien Premier ministre Gabriel Attal a mis en lumière la nécessité d’une refonte diplomatique, déclarant que « l’échec de l’ONU devra donner naissance à autre chose ». Il a partagé ses orientations en matière de politique internationale avec Le Figaro, soulignant son engagement envers l’Ukraine, qu’il soutient depuis le début du conflit.
En périphérie de Kharkiv, Gabriel Attal a visité un atelier de fabrication de drones d’interception de l’entreprise française Alta Ares. Il a pu constater la production d’une dizaine de drones par jour, dopés à l’intelligence artificielle, et a même signé un fuselage avec l’inscription « Slava Ukraini » (Gloire à l’Ukraine), destiné à l’unité ukrainienne Achilles. La France a d’ailleurs promis de livrer davantage de drones et de munitions à l’Ukraine.
Ce déplacement en Ukraine s’inscrit dans un contexte où Gabriel Attal, probable candidat à l’élection présidentielle, esquisse sa vision de la politique étrangère. Il a réaffirmé le soutien de la France à l’Ukraine, considérant que le pays se bat pour les valeurs européennes. Il a également souligné que la Russie représente une « menace directe et immédiate pour la France sur tous les plans ».
La question de l’envoi de troupes au sol a été évoquée par le passé, mais la France a exclu cette option, privilégiant la livraison d’équipements de défense. Attal a insisté sur l’importance de construire une autonomie stratégique européenne et d’augmenter les dépenses militaires. Il propose également de sortir les dépenses de défense du calcul des 3 % de déficit pour permettre un réarmement européen et la création d’une base industrielle de défense ambitieuse.






