
Le président américain, Donald Trump, a exprimé son mécontentement face à l’Iran, déclarant : « Je ne suis pas content quant au fait qu’ils ne veulent pas nous donner ce que nous devons avoir, je ne suis pas très content. Nous verrons ce qu’il va se passer. » Ces déclarations interviennent alors que les discussions entre les deux pays se poursuivent. Trump a également précisé n’avoir pris aucune « décision finale » concernant d’éventuelles frappes américaines. Le contexte est d’autant plus tendu que Washington a recommandé au personnel non essentiel de son ambassade à Jérusalem de quitter Israël, juste avant la visite du secrétaire d’État Marco Rubio dans la région.
Marco Rubio doit aborder « une série de priorités régionales, notamment l’Iran, le Liban et les efforts en cours pour mettre en œuvre le plan de paix en 20 points du président Trump pour Gaza », a détaillé Tommy Pigott, porte-parole adjoint du département d’État. Ces développements font suite à une troisième session de pourparlers à Genève, sous médiation omanaise, entre l’Iran et les États-Unis. Cette rencontre est perçue comme l’une des dernières opportunités d’éviter un conflit, dans un climat marqué par le plus important déploiement militaire américain au Moyen-Orient depuis des décennies, incluant l’arrivée du porte-avions Gerald Ford.
Téhéran avait auparavant fait part de « bons progrès » après des discussions indirectes en Suisse, mentionnant avoir « abordé très sérieusement les éléments d’un accord, tant dans le domaine nucléaire que dans celui des sanctions », selon le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi. Une nouvelle session de pourparlers était d’ailleurs envisagée « très bientôt ». Cependant, les récentes annulations de vols vers Téhéran par Turkish Airlines et deux compagnies iraniennes, ainsi que le retrait du personnel diplomatique britannique d’Iran pour des raisons de sécurité, soulignent une escalade des tensions et une inquiétude grandissante quant à la stabilité régionale.






