
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a évoqué la possibilité d’une nouvelle rencontre avec la délégation américaine en Suisse cette semaine pour discuter du programme nucléaire. Il a déclaré sur CBS travailler « sur les éléments d’un accord » et espérer un accord rapide, probablement lors d’une réunion à Genève ce jeudi.
Araghtchi a souligné que les discussions se limitaient au nucléaire, excluant les missiles balistiques et le soutien de l’Iran aux groupes armés. Il a affirmé que Téhéran était prêt à se défendre en cas d’agression américaine.
De son côté, l’émissaire américain Steve Witkoff a exprimé l’étonnement de Donald Trump face au refus de l’Iran de « capituler » malgré la pression militaire des États-Unis. Washington a déployé une présence militaire significative dans la région, incluant des porte-avions, pour faire pression sur l’Iran.
Une précédente session de pourparlers indirects, médiatisée par Oman, s’est tenue près de Genève. Donald Trump avait auparavant lancé un ultimatum à l’Iran, menaçant de « mauvaises choses » en l’absence d’accord.
Steve Witkoff a également confirmé avoir rencontré Reza Pahlavi, le fils du Shah déchu, exilé aux États-Unis. Pahlavi a exprimé sa volonté de mener l’Iran vers un « avenir démocratique et laïque ». Le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a quant à lui assuré que Donald Trump ne parviendrait pas à détruire la République islamique.
Les puissances occidentales soupçonnent l’Iran de chercher à développer l’arme nucléaire, ce que Téhéran dément, insistant sur son droit à l’enrichissement d’uranium à des fins civiles. Selon l’AIEA, l’Iran est le seul pays non doté de l’arme nucléaire à enrichir de l’uranium à 60 %, un seuil proche de celui requis pour un usage militaire. L’Iran cherche à négocier la levée des sanctions économiques qui pèsent lourdement sur son économie.






