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Le décès du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon et la réaction de LFI face à cet événement suscitent un tollé. Un sondage Odoxa révèle que 61 % des Français sont prêts à faire barrage aux listes LFI aux municipales, signe d'une défiance croissante et d'une inquiétude face à la violence politique.

Le décès tragique de Quentin Deranque, jeune militant nationaliste lynché à Lyon, continue de secouer la scène politique française. Une enquête Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro révèle qu’une majorité de Français (57 %) juge la réaction de La France insoumise (LFI) « trop complaisante » à l’égard des militants « antifascistes » impliqués. Ce drame survient en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, et met en lumière les liens entre certains individus interpellés et la mouvance insoumise, notamment la Jeune Garde, un groupe d’autodéfense antifasciste dissous en 2025.

Jean-Luc Mélenchon, leader de LFI, a assumé ses liens avec la Jeune Garde, déclarant soutenir sa « résistance au fascisme ». Cependant, cette position est perçue comme inadaptée par 56 % des sondés après l’agression mortelle. L’enquête judiciaire a conduit à l’interpellation de plusieurs personnes, dont deux collaborateurs et un ancien stagiaire du député LFI Raphaël Arnault, cofondateur du groupuscule, l’un d’eux étant soupçonné d’avoir porté des coups mortels. Raphaël Arnault a d’ailleurs engagé une procédure pour mettre fin au contrat de son collaborateur parlementaire interpellé.

L’affaire Deranque dépasse le cadre du fait divers pour 73 % des Français, qui y voient un symptôme inquiétant de la montée de la violence politique en France. Ce climat de violence politique suscite un rejet marqué envers LFI. Selon le sondage Odoxa, 61 % des Français se disent prêts à faire barrage aux listes soutenues par LFI lors des prochaines élections municipales, un chiffre supérieur au « réflexe de barrage » observé contre le Rassemblement national en décembre dernier (44 %).

Cette défiance traverse également l’électorat de gauche, avec 45 % des sympathisants socialistes et 31 % des électeurs écologistes envisageant de s’opposer aux listes LFI. Les divisions au sein de la gauche s’exacerbent, et un sondage Odoxa indique que 76 % des Français estiment que le Parti Socialiste ne devrait plus s’allier avec LFI. Alors que la campagne des municipales est en cours, notamment à Lyon et Avignon, l’impact de cette affaire sur le scrutin reste une question majeure.