
Le premier débat des municipales à Marseille, co-organisé par BFM, Le Figaro et La Provence, a été le théâtre d’une vive polémique. Martine Vassal, candidate de la droite et du centre, a relancé le triptyque « travail, famille, patrie », provoquant l’indignation de nombreux observateurs, dont la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet. Celle-ci a qualifié ces propos de « n’importe quoi » sur RTL ce mardi matin, exprimant son inquiétude face à une telle rhétorique. Elle a insisté sur la nécessité pour les responsables politiques de revenir aux « valeurs de la République ».
Martine Vassal a tenté de nuancer ses propos sur X (anciennement Twitter) en remplaçant « patrie » par « humanité et solidarité », fustigeant une comparaison « violente et injuste » avec le régime de Pétain. Cependant, cet épisode semble avoir impacté sa campagne. Un sondage OpinionWay, relayé par Le JDD, suggère une chute de 7 points dans les intentions de vote pour la candidate, la plaçant à 14% contre 21% précédemment.
Dans le camp macroniste, la déclaration de Martine Vassal a également créé un certain malaise. Agnès Pannier-Runacher, députée, s’est dite « très surprise » par ces mots, soulignant que « les mots ont un sens » et qualifiant la sortie de « très maladroite ». Ces propos pourraient peser lourd sur la campagne de Martine Vassal à Marseille, une ville où les élections s’annoncent particulièrement disputées.
La présidente de l’Assemblée nationale a réitéré son appel à la raison, avertissant que « les responsables politiques doivent revenir à la raison, autrement, ça va mal se terminer ». Cet incident souligne les tensions et les sensibilités politiques exacerbées en période électorale, où chaque mot prononcé peut avoir des répercussions significatives.






