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Xavier Bertrand (LR) critique la candidature de Bruno Retailleau à la présidentielle, l'accusant d'avoir « mis la charrue avant les bœufs » et dénonçant un système interne favorable à son adversaire.

Le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand (LR), a vivement réagi à l’annonce de la candidature de Bruno Retailleau à l’élection présidentielle, l’accusant d’avoir « mis la charrue avant les bœufs ». Invité sur France Inter, il a dénoncé un « système plus favorable à Bruno Retailleau » au sein du parti Les Républicains, alors que les deux figures s’opposent pour le même siège à l’Élysée.

Bertrand a critiqué le moment de l’annonce de Retailleau, estimant qu’il n’avait pas encore réussi à « remettre le parti en état de marche » ni à « définir clairement la ligne politique et stratégique » du mouvement. Cette prise de position intervient après que Bruno Retailleau, redevenu sénateur, a officialisé sa candidature le 12 février dernier dans Le Figaro.

L’ancien ministre a également marqué sa différence sur des questions fondamentales, se disant « attaché à l’état de droit » et non à un « état du droit qui serait fluctuant en fonction (…) des intérêts politiques ». Une pique adressée à Retailleau qui avait, par le passé, jugé que « l’État de droit n’est pas intangible, ni sacré ».

Xavier Bertrand a réaffirmé son refus de participer à une primaire, qu’il perçoit comme un processus visant à « choisir le système le plus favorable à Bruno Retailleau ». Il rejette cette « logique qui consiste à dire que ce sont les partis qui sélectionnent » les candidats. L’ancien ministre, qui défend une ligne résolument anti-RN, a insisté sur la singularité de sa candidature et la nécessité d’une « logique de rassemblement » pour remporter l’élection présidentielle de 2027.