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Un sondage Odoxa-Backbone Consulting révèle que 60% des Français approuvent la décision de François Bayrou de solliciter un vote de confiance, mais 73% ne lui accorderaient pas leur soutien. Le Premier ministre serait tenu responsable d'une grave crise en cas de chute de son gouvernement.

Un récent sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro révèle que 60% des Français estiment que François Bayrou a pris la « bonne décision » en engageant sa responsabilité devant l’Assemblée nationale le 8 septembre pour un vote de confiance. Cependant, cette approbation de sa démarche ne se traduit pas par un soutien, puisque une large majorité des sondés (73%) ne lui accorderait pas leur confiance et souhaite son départ de Matignon. Cette opinion est partagée même au sein de l’électorat de droite (54%), malgré l’appel de Bruno Retailleau à accorder un sursis au Premier ministre.

Les inquiétudes grandissent quant aux répercussions d’une éventuelle chute du gouvernement. Les Français tiennent majoritairement François Bayrou pour le « principal responsable » en cas de « grave crise » politique résultant de son départ (63%). Un scénario de démission du gouvernement Bayrou est perçu par 74% des Français comme un signe de « réelles difficultés de gouvernance » pour la France.

En cas de non-obtention de la confiance, 54% des Français privilégient une dissolution de l’Assemblée nationale et l’organisation de nouvelles élections législatives, contre 44% qui préféreraient la nomination d’un nouveau Premier ministre par Emmanuel Macron. Une dissolution est jugée possible dans les mois à venir par 49% des sondés. Les appels à la démission d’Emmanuel Macron font également leur retour dans le débat public, avec 67% des Français se disant favorables à cette éventualité si le gouvernement Bayrou est renversé.

La situation politique actuelle, marquée par l’instabilité, suscite une forte inquiétude chez les Français (62%) et de la colère (23%), des chiffres en hausse par rapport au printemps. L’échec du Premier ministre à obtenir la confiance pourrait également avoir des conséquences sur le calendrier législatif, avec des textes importants en suspens, tels que la réforme de la fin de vie ou l’avenir énergétique de la France.