Air-France-Boeing-777
Un vol Air France affrété pour rapatrier des Français des Émirats arabes unis a fait demi-tour en raison de tirs de missiles dans la zone, soulignant l'instabilité de la région et la complexité des opérations de rapatriement.

Un Boeing 777 d’Air France, affrété par le gouvernement français pour rapatrier des ressortissants français des Émirats arabes unis, a été contraint de faire demi-tour ce jeudi soir. La raison invoquée est la présence de tirs « dans la zone », selon les déclarations du ministre des Transports, Philippe Tabarot. Cette situation met en lumière l’instabilité persistante dans la région du Moyen-Orient et la complexité des opérations de rapatriement.

Le vol AF4190, qui reliait Paris-Charles-de-Gaulle à Dubaï via Le Caire, n’avait aucun passager à son bord et se dirigeait vers Dubaï pour évacuer des Français. Air France a confirmé que le demi-tour était dû à « l’évolution du contexte sécuritaire à destination ». La ministre des Armées, Catherine Vautrin, a précisé que l’avion avait fait demi-tour en direction de l’Égypte après avoir rencontré des « missiles » dans le ciel en approchant de la zone.

Les équipes d’Air France et le ministère des Affaires étrangères restent pleinement mobilisés pour assurer la sécurité des opérations. Air France a également souligné que la sécurité des clients et des membres d’équipage est un impératif absolu. Un premier vol de rapatriement avait déjà permis à des Français bloqués au Moyen-Orient de regagner Paris depuis Oman.

Emmanuel Macron avait annoncé la mise en place de rapatriements pour les citoyens souhaitant quitter la région, en particulier les plus vulnérables. À ce jour, 750 ressortissants français ont été rapatriés, et environ 5 000, dont 80 % aux Émirats arabes unis, ont exprimé le désir de rentrer en France. Des vols supplémentaires sont programmés, et les autorités émiriennes ont accordé un relèvement du nombre de vols quotidiens pour faciliter le retour des Français. Des avions militaires ont également été utilisés pour ramener près de 400 personnes. Environ 400 000 Français résident ou sont de passage dans la région, impactée par l’extension du conflit entre l’Iran, les États-Unis et Israël.