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De nombreux Vénézuéliens exilés en Espagne hésitent à rentrer au pays, craignant la misère et l'autoritarisme du régime de Nicolas Maduro. Le Mercado Maravillas à Madrid est devenu un lieu emblématique de cette diaspora.

Beaucoup de Vénézuéliens exilés en Espagne préfèrent attendre avant de retourner dans leur pays natal. Poussés à fuir par une misère économique et un autoritarisme croissant sous le régime de Nicolas Maduro, ils observent l’évolution de la situation avant d’envisager un retour. L’Espagne est devenue l’un des principaux pays d’accueil pour la diaspora vénézuélienne, notamment à Madrid.

Le Mercado Maravillas à Madrid incarne ce lien fort avec le Venezuela. Avec ses étals aux noms évocateurs tels que « Poulets Caracas » ou « Empanadish », ses vendeurs aux accents familiers et les saveurs des spécialités culinaires comme les tequeños et les empanadas, le marché offre une immersion sensorielle dans la culture vénézuélienne. L’omniprésence du drapeau jaune, bleu et rouge renforce ce sentiment d’être un peu au pays.

Quelque 600 000 Vénézuéliens vivent actuellement en Espagne, dont près de 200 000 dans la seule région de Madrid. Au fil des arrivées, le quartier de Tetuán, connu pour sa forte population latino-américaine, et son Mercado Maravillas, sont devenus le cœur gastronomique et social de cette diaspora. Ce marché est devenu une véritable agora, un lieu de rassemblement et d’échanges pour la communauté vénézuélienne de la capitale espagnole.

La crise des réfugiés vénézuéliens, qualifiée par l’ONU de plus grand déplacement de population en Amérique latine, a conduit des millions de personnes à quitter le Venezuela depuis 2015 en raison de la crise économique et politique. L’Espagne, avec les États-Unis, concentre l’essentiel de cette diaspora hors Amérique latine. Le sentiment d’un « paradis saccagé » par le chavisme est largement partagé parmi ces exilés, qui restent prudents quant à un éventuel retour.