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La capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis a déclenché des réactions internationales contrastées. L'Europe a adouci son ton après une condamnation initiale, tandis que la Chine, la Russie et l'Iran ont fermement condamné l'opération. L'Italie et Israël ont légitimé l'action américaine. L'ONU et l'UE appellent au respect du droit international.

La capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis a provoqué une onde de choc mondiale, suscitant des réactions variées. Tandis que l’annonce de Donald Trump, concernant l’arrestation de Maduro et de son épouse après une opération militaire à Caracas, a été accueillie par la condamnation de nombreux dirigeants latino-américains, des alliés des États-Unis, comme le président argentin Javier Milei, ont salué une « liberté qui avance ».

En Europe, le ton initialement critique face à l’usage de la force américaine a évolué. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a d’abord dénoncé une atteinte à la dignité du Venezuela, tout en condamnant la capture et en insistant sur le fait qu’« aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur ». Cependant, Emmanuel Macron a ensuite exprimé la satisfaction du peuple vénézuélien d’être « débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro », sans condamner l’opération américaine. Des positions similaires ont été observées en Allemagne et au Royaume-Uni.

La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, s’est distinguée comme la seule dirigeante européenne à soutenir l’opération militaire, la qualifiant d’« intervention défensive » bien qu’elle ait rappelé que la force militaire ne devrait pas être utilisée pour des changements de régime. Israël, quant à lui, a félicité Donald Trump, le qualifiant de « leader du monde libre » et saluant le renversement d’un « dictateur qui dirigeait un réseau terroriste et de drogue ».

Les alliés de Nicolás Maduro, dont la Chine, la Russie et l’Iran, ont fermement condamné l’attaque américaine. La Chine s’est dite « profondément choquée » par « le recours flagrant à la force par les États-Unis contre un État souverain », dénonçant un « comportement hégémonique » violant le droit international et menaçant la paix en Amérique latine. La Russie a qualifié l’action américaine d’« acte d’agression armée », jugeant l’opération « profondément préoccupante et condamnable ». L’Iran a également fustigé une « violation flagrante de la souveraineté nationale ».

L’Union européenne et l’ONU ont appelé au respect du droit international. Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie de l’UE, a insisté sur la « retenue » et le respect des principes du droit international et de la Charte des Nations unies. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est dit « profondément alarmé » par la situation, soulignant un « dangereux précédent » et appelant au dialogue.