
Au Venezuela, la capture de Nicolas Maduro a provoqué un mélange de sidération et d’attentes contrastées. Tandis que les partisans du président organisent la résistance, ses opposants se réjouissent, espérant un tournant pour le pays. Les jours à venir s’annoncent complexes pour la nation sud-américaine. La chute de Maduro, survenue après des bombardements américains, a créé un vide de pouvoir et exacerbé les tensions politiques.
Valentin Santana, dirigeant d’un groupe paramilitaire loyal à Maduro, a appelé à la mobilisation générale. « La patrie ou la mort, nous vaincrons », a-t-il clamé, exhortant ses « concitoyens » à défendre « leur patrie et leur révolution » les armes à la main. Ces groupes, connus sous le nom de « colectivos », sont des civils armés par le gouvernement. Ils patrouillent autour du palais présidentiel, cherchant à intimider la population et à étouffer toute critique envers l’ancien régime de Maduro et de son épouse, Cilia Flores. Leur présence témoigne de la détermination d’une partie de la population à résister au changement.
Cependant, l’arrestation de Maduro ne garantit pas une transition pacifique. La hiérarchie mise en place par le régime chavo-maduriste reste en place, et beaucoup craignent que la machine continue de fonctionner de manière inefficace. Certains analystes estiment que sans une réforme profonde, le pays pourrait replonger dans l’incertitude et la violence. La question de la succession et de l’avenir politique du Venezuela reste ouverte, avec des craintes de voir émerger une nouvelle figure autoritaire, quelle que soit son orientation politique.







