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La capture de Nicolás Maduro par les États-Unis et l'affirmation de Donald Trump d'être « aux commandes » au Venezuela secouent la scène internationale. Entre réactions diplomatiques contrastées, impact sur le pétrole et interrogations sur le droit international, la crise vénézuélienne redessine les équilibres géopolitiques.

La capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis a provoqué une onde de choc internationale. Donald Trump a rapidement affirmé que les États-Unis étaient désormais « aux commandes » au Venezuela, une déclaration qui a suscité de vives réactions à travers le monde. Cette opération, qualifiée d’« illégale » par l’Iran et la Chine, soulève des questions fondamentales sur le droit international et la souveraineté des nations.

Les cours du pétrole ont été impactés par cette intervention, fluctuant après l’annonce de l’intention de Washington d’exploiter les vastes réserves de brut du Venezuela. Cependant, des experts comme Rob Thummel de Tortoise Capital Management tempèrent l’impact à court terme, soulignant que la dynamique du marché mondial du pétrole, marquée par une offre excédentaire, reste inchangée. L’exploitation future des ressources vénézuéliennes par les États-Unis pourrait prendre des années en raison des infrastructures vétustes et du manque de capitaux.

La communauté internationale se montre divisée. Alors que l’Union européenne, à l’exception de la Hongrie, appelle au respect de la volonté du peuple vénézuélien et à une solution pacifique, des pays comme l’Iran et la Chine exigent la libération immédiate de Nicolás Maduro. Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a fermement déclaré qu’« aucun pays ne devrait se poser en gendarme du monde ».

En France, la position d’Emmanuel Macron, qui a « pris acte » de la fin de la « dictature Maduro », contraste avec les critiques de Manuel Bompard (LFI) qui dénonce un « kidnapping d’un président étranger ». Le Quai d’Orsay, tout en reconnaissant la perte de légitimité de Maduro, a exprimé son regret quant au non-respect du droit international, alertant sur les « conséquences graves pour l’avenir » et la perspective d’un « monde de la loi du plus fort ».

Parallèlement, la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a créé une commission pour la libération de Maduro et de son épouse, tout en plaidant pour des relations « équilibrées et respectueuses » avec les États-Unis. La Havane a quant à elle annoncé la mort de 32 ressortissants cubains lors du raid américain, tous membres des forces armées et des services de renseignement. Nicolás Maduro doit comparaître ce lundi devant un juge de New York pour répondre des accusations de « narcoterrorisme ».