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L'accord commercial de Turnberry entre l'UE et les États-Unis, qualifié d'humiliation, est menacé après la décision de la Cour suprême américaine. Trump promet des taxes plus élevées.

L’accord commercial de Turnberry, conclu en juillet 2025 entre Washington et Bruxelles, est au cœur des tensions. Qualifié de « capitulation » et d’« humiliation » par de nombreux observateurs européens, cet accord, arraché sous la menace d’une surtaxe généralisée de 30%, a suscité une vive indignation sur le Vieux Continent. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait alors concédé la suppression totale des droits de douane sur les produits industriels américains, en échange d’un tarif plancher de 15% sur la majorité des exportations européennes vers les États-Unis. Un déséquilibre qui avait fait grincer des dents et mis en lumière la position de force de Donald Trump.

Le récent rebondissement de vendredi a rebattu les cartes. La Cour suprême des États-Unis a jugé illégale une grande partie des tarifs douaniers imposés par l’administration Trump. Cette décision a immédiatement soulevé des questions sur la validité de l’accord de Turnberry, dont la signature avait été contrainte par ces mêmes menaces fiscales. Le Parlement européen a réagi en suspendant sa mise en œuvre, en attente de « clarifications » de la part de Washington.

Toutefois, la réponse de Donald Trump n’a pas tardé. Le président américain a fermement averti que toute tentative de tirer parti de la décision de la Cour suprême entraînerait des droits de douane « beaucoup plus élevés ». Le sort de cet accord transatlantique controversé reste donc plus qu’incertain, plongeant les relations commerciales entre l’Union Européenne et les États-Unis dans une période de forte incertitude. Les prochains jours seront décisifs pour l’avenir de ce partenariat commercial. Les acteurs économiques et politiques sont désormais dans l’attente de nouveaux développements, espérant une résolution rapide à cette épineuse situation.