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Le président américain intensifie sa pression sur les entreprises, les incitant à investir localement sous peine de sanctions. Un exemple récent : Tim Cook d'Apple a offert un présent en or à Donald Trump lors d'une annonce d'investissement de 100 milliards de dollars aux États-Unis.

Depuis son retour à la Maison-Blanche, le président américain multiplie les interventions directes dans les affaires des grandes sociétés du pays, une pratique qui déstabilise les dirigeants et modifie le paysage économique. Cette ingérence, qualifiée par certains de rupture avec la tradition américaine du « laisser-faire », vise à renforcer le patriotisme économique et la production nationale.

Un exemple frappant de cette nouvelle ère a été observé le 6 août, lorsque Tim Cook, PDG d’Apple, s’est présenté au Bureau ovale. Venu annoncer un investissement massif de 100 milliards de dollars aux États-Unis, s’ajoutant aux 500 milliards déjà engagés, le dirigeant a offert au président un disque de verre gravé du logo Apple, posé sur une plaque en or 24 carats. Ce geste symbolique, perçu comme une marque d’allégeance, souligne les efforts des entreprises pour éviter les foudres présidentielles.

Le président Trump utilise les menaces de sanctions et de droits de douane pour influencer les décisions des entreprises. Apple, par exemple, a cherché à échapper aux tarifs douaniers sur ses importations en renforçant ses investissements sur le sol américain, notamment dans la fabrication de composants essentiels comme le verre des iPhones en Kentucky. Cette stratégie semble avoir porté ses fruits, Apple étant largement épargnée par les dernières hausses de taxes.

Intel a également été touchée par cette politique interventionniste. L’administration Trump a récemment converti 11,1 milliards de dollars de fonds publics en une participation de 9,9 % dans le capital du fabricant de semi-conducteurs, faisant de l’État fédéral un actionnaire significatif. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de considérer les semi-conducteurs comme un actif stratégique national.

Outre les entreprises technologiques, Donald Trump exerce également une pression sur d’autres secteurs, comme l’industrie pharmaceutique, exigeant des baisses de prix et le déplacement de la production aux États-Unis. Ces actions présidentielles ont créé un climat où les patrons cherchent à obtenir les faveurs du président pour protéger leurs intérêts.