
Donald Trump a déclaré avoir « complètement détruit » des cibles militaires sur l’île de Kharg, le principal hub pétrolier de l’Iran. Le président américain a mis en garde contre de nouvelles attaques si Téhéran entravait la navigation dans le détroit stratégique d’Ormuz. Il a précisé sur Truth Social avoir choisi de ne pas cibler les infrastructures pétrolières de l’île pour le moment, mais qu’il reconsidérerait cette décision en cas de blocage du détroit. L’armée américaine aurait mené « l’un des raids aériens les plus puissants de l’histoire au Moyen-Orient », anéantissant toutes les installations militaires sur Kharg.
En réponse, l’armée iranienne a promis de « réduire en cendres » les installations pétrolières et énergétiques liées aux États-Unis dans la région. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti que Téhéran « abandonnerait toute retenue » si les États-Unis et Israël attaquaient ses îles du golfe Persique. L’île de Kharg, essentielle pour l’Iran, assure environ 90 % de ses exportations de brut.
Après deux semaines de conflit intense, l’intransigeance des belligérants ne laisse entrevoir aucun répit, aggravant la crise au Moyen-Orient et impactant fortement le commerce mondial, entraînant une flambée des prix du pétrole. Les États-Unis renforcent leur présence militaire dans la région, avec l’envoi de marines et de navires de guerre, et l’escorte de pétroliers dans le détroit d’Ormuz, par où transite 20 % de la production mondiale d’hydrocarbures.
Washington espère toujours un renversement du pouvoir à Téhéran, mais Trump a admis que cela pourrait ne pas être « immédiatement ». Les États-Unis offrent 10 millions de dollars pour des informations sur dix hauts dirigeants iraniens, dont le nouveau Guide suprême, Mojtaba Khamenei. Des manifestations pro-régime ont eu lieu à Téhéran malgré les bombardements, avec une forte affluence. L’armée israélienne a mené 7 600 frappes en Iran et 1 100 au Liban, ciblant le Hezbollah, allié de Téhéran.






