
Le président américain Donald Trump a affirmé que l’intervention militaire en Iran, qu’il qualifie de « petite excursion », toucherait à sa fin « à court terme », au-delà de cette semaine. S’exprimant lundi 9 mars depuis la Floride, il a cherché à rassurer l’opinion publique américaine et la communauté internationale face aux importantes perturbations commerciales et énergétiques engendrées par le conflit en cours. Devant les républicains de la Chambre des représentants puis face à la presse, Donald Trump a mis en avant les succès militaires déjà obtenus, tout en laissant planer un certain flou quant à une stratégie de sortie claire, donnant l’impression d’une gestion improvisée de la situation.
« Nous pourrions immédiatement qualifier cela d’énorme succès, en partant. Ou nous pourrions aller plus loin. Et nous allons plus loin. Mais le grand risque lié à cette guerre est terminé depuis trois jours », a déclaré Donald Trump. Il a insisté sur le fait que les États-Unis et Israël étaient bien en avance sur leur calendrier opérationnel, ayant déjà accompli ce qu’ils prévoyaient de réaliser en un mois.
Les frappes conjointes menées par les États-Unis et Israël depuis le 28 février 2026 visaient à cibler le programme nucléaire et balistique iranien, ainsi qu’à induire un changement de régime. Ces opérations ont entraîné des pertes militaires et civiles en Iran. En riposte, Téhéran a lancé des contre-attaques de missiles et de drones contre Israël, des bases militaires américaines et des sites civils dans des pays arabes hébergeant des forces américaines.
Le conflit, baptisé « Opération Epic Fury » par les États-Unis, a vu l’élimination du chef suprême iranien, Ali Khamenei, et la destruction de son complexe, marquant une escalade majeure. De nombreux autres responsables iraniens auraient également été tués. Le 5 mars, le président Trump a averti que l’Iran serait frappé « vingt fois plus fort » s’il tentait de bloquer le détroit d’Ormuz, un point de passage crucial pour le commerce mondial de pétrole.






