
En l’espace d’un an, le président républicain Donald Trump n’a cessé de déstabiliser le système international hérité de 1945, provoquant une redéfinition des lignes politiques en France. Cette inflexion est devenue flagrante suite à ses récentes menaces ciblant plusieurs pays européens, dont la France, concernant le Groenland.
Samedi après-midi, les déclarations de Donald Trump brandissant la menace de droits de douane supplémentaires si les États-Unis n’obtenaient pas le contrôle du Groenland, territoire autonome danois, ont déclenché une vague d’indignation à travers l’Europe. En réponse, le président français Emmanuel Macron a publiquement qualifié cet ultimatum d’« inacceptable » via le réseau social X. Il a également annoncé qu’il demanderait l’activation de l’« instrument anti-coercition » de l’Union Européenne si ces mesures étaient mises en œuvre dès le 1er février, comme l’a indiqué la Maison-Blanche.
Fait notable, la classe politique française, d’ordinaire divisée, a fait front commun face à ce nouvel affront transatlantique. De Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise) à Jordan Bardella (Rassemblement National), les réactions ont convergé, soulignant une unité nationale face aux pressions américaines. Cette situation met en lumière la capacité de Donald Trump à renvoyer les élites à leurs faiblesses et à révéler leurs abandons, forçant une cohésion inattendue face à une menace extérieure perçue.
Les menaces de Trump, visant huit nations européennes dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, impliquent une taxe de 10% sur les importations à partir du 1er février, pouvant atteindre 25% au 1er juin, si aucun accord n’est trouvé pour l’acquisition du Groenland par les États-Unis. Ces actions ont été perçues par de nombreux dirigeants européens comme une tentative de diviser le continent et de saper les relations transatlantiques. Le Parlement européen a même envisagé de suspendre la ratification de l’accord commercial entre l’UE et les États-Unis en réaction à ces menaces.






