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Donald Trump propose un « conseil de la paix » où les membres permanents devront payer plus d'un milliard de dollars. Une initiative qui vise à promouvoir la stabilité.

Donald Trump a dévoilé les détails de son projet de « conseil de la paix », une nouvelle organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité et à garantir une paix durable. Selon une « charte » obtenue par l’Agence France-Presse (AFP), les États souhaitant siéger de manière permanente au sein de ce conseil devront s’acquitter de « plus de 1 milliard de dollars en espèces ». Ce montant, révélé par Bloomberg, serait destiné à la reconstruction de la bande de Gaza.

Le projet de charte précise que chaque État membre exercera un mandat d’une durée maximale de trois ans, renouvelable par le président du conseil. Cependant, cette limitation ne s’appliquera pas aux États qui verseront la somme requise au cours de la première année. Le préambule de la charte critique ouvertement les « approches et institutions qui ont trop souvent échoué », une allusion claire aux Nations unies, appelant à une organisation de paix internationale plus agile et efficace.

Donald Trump sera le premier président de ce conseil, doté de pouvoirs très étendus. Il sera le seul à pouvoir inviter d’autres chefs d’État et de gouvernement à intégrer l’organisation, et il pourra révoquer leur participation, sauf en cas de « veto par une majorité des deux tiers des États membres ». Il aura également un droit de regard sur tous les votes.

Plusieurs pays ont déjà confirmé avoir reçu une invitation à rejoindre cette initiative. Parmi eux, la Hongrie, le Vietnam, la Russie, et la France. Le Quai d’Orsay a déclaré examiner les dispositions du texte, tout en réaffirmant l’attachement de Paris à la Charte des Nations unies. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a également été conviée, ainsi que l’Inde, la Jordanie, la Grèce, Chypre, le Pakistan, le Canada, la Turquie, l’Égypte, le Paraguay, l’Argentine et l’Albanie.

En Israël, l’initiative a suscité des critiques. Bezalel Smotrich, ministre des finances et des colonies, a qualifié ce conseil de la paix d’accord désavantageux pour Israël et a appelé à sa dissolution, exhortant à « annuler » le plan de Trump.